Sécurité des enfants & encadrement — QCM d'entraînement
Règles d'encadrement et de surveillance (cour, sieste, déplacements, sorties), sécurité des locaux et des espaces, conduite à tenir en cas d'accident, plan particulier de mise en sûreté (PPMS) et protection de l'enfant. QCM d'entraînement au concours ATSEM externe, correction expliquée et sourcée sur les textes officiels.
Aperçu gratuit : 5 questions corrigées sur les 26 de cette banque.
Pendant la récréation dans une école maternelle, vous êtes dans la cour aux côtés de l'enseignant de la classe. Quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?
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1. Pendant la récréation dans une école maternelle, vous êtes dans la cour aux côtés de l'enseignant de la classe. Quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?
- A. En récréation, l'ATSEM remplace l'enseignant : la surveillance de la cour lui revient
- B. Le service de surveillance des récréations est réparti entre les enseignants, selon un tableau d'organisation affiché dans l'école
- C. La surveillance des élèves relève de l'enseignant ; l'ATSEM peut y participer, mais sous la responsabilité de celui-ci
- D. Si vous devez accompagner un enfant aux toilettes, vous pouvez laisser le groupe quelques instants sans adulte dans la cour
- E. La commune, employeur de l'ATSEM, est responsable de la surveillance des élèves pendant le temps scolaire
- F. Vous devez signaler à l'enseignant tout danger que vous constatez dans la cour, même si la surveillance ne vous incombe pas
Réponses : B, C, F. La surveillance des élèves est une obligation des enseignants : « Les enseignants doivent assurer la surveillance des élèves pendant les heures de classe et les autres activités qu'ils encadrent » (service-public, fiche F424). Son organisation est collective : « Le service de surveillance à l'accueil, à la sortie des classes et pendant les récréations est réparti entre les enseignants. Un tableau indiquant l'organisation de la surveillance doit être affiché dans l'école. » L'ATSEM n'est pas hors jeu pour autant : elle participe à la communauté éducative et, aux termes du décret n° 92-850 du 28 août 1992 modifié (art. 2), elle « peut participer à la mise en œuvre des activités pédagogiques prévues par les enseignants et sous la responsabilité de ces derniers ». La fiche F424 rappelle par ailleurs que les autres intervenants, dont les agents communaux, sont eux aussi tenus à une obligation de surveillance dès lors qu'ils participent à l'encadrement des élèves : d'où le devoir d'alerter l'enseignant du moindre danger constaté. Retenez la distinction : vous participez à la surveillance et vous alertez, vous ne vous y substituez pas. Les propositions fausses : l'ATSEM ne remplace pas l'enseignant dans la cour ; la commune, employeur de l'ATSEM et responsable des bâtiments, n'assume pas la surveillance des élèves sur le temps scolaire, qui relève de l'institution scolaire ; et laisser un groupe sans adulte est exclu, la surveillance étant « continue quels que soient l'activité effectuée et le lieu où elle s'exerce », le règlement type départemental (circulaire n° 2014-088 du 9 juillet 2014) précisant qu'un élève ne doit à aucun moment être laissé seul sans surveillance.
2. Un enfant tombe dans la cour et se fait une éraflure au genou, qui saigne peu. Selon le référentiel national « Premiers Secours Citoyen » (PSC), quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?
- A. Il s'agit d'une plaie simple : une petite coupure superficielle ou une éraflure saignant peu
- B. Vous vous lavez les mains, puis vous rincez la plaie abondamment à l'eau courante
- C. Il faut d'abord frotter la plaie à l'alcool pur, avant tout rinçage
- D. Vous protégez ensuite la plaie par un pansement adhésif
- E. Une plaie est en revanche qualifiée de grave du fait d'un mécanisme pénétrant (objet tranchant ou perforant, morsure) ou de sa localisation (thorax, abdomen, œil)
- F. Devant une plaie grave contenant un corps étranger, il faut le retirer avant l'arrivée des secours
Réponses : A, B, D, E. Le référentiel national de premiers secours distingue deux situations, et c'est cette distinction qui commande la conduite à tenir. La plaie simple est « une petite coupure superficielle, une éraflure saignant peu ». On se lave les mains, on nettoie « en rinçant abondamment à l'eau courante, avec ou sans savon, en s'aidant d'une compresse si besoin pour enlever les souillures », puis on protège par un pansement adhésif. On conseille ensuite de consulter pour vérifier la validité de la vaccination antitétanique, et de surveiller dans les jours qui suivent l'apparition de fièvre ou d'une zone chaude, rouge, gonflée ou douloureuse. La plaie est grave lorsqu'une hémorragie y est associée, en cas de mécanisme pénétrant (objet tranchant ou perforant, morsure, projectile), du fait de sa localisation (thoracique, abdominale, oculaire ou proche d'un orifice naturel) ou de son aspect (déchiqueté, écrasé). Deux gestes à ne jamais faire : frotter la plaie à l'alcool pur — le référentiel prescrit un rinçage abondant à l'eau, l'antiseptique n'étant qu'éventuel, en l'absence de point d'eau — et retirer un corps étranger d'une plaie grave : « ne jamais retirer le corps étranger », car « cela risque d'aggraver la plaie ». Enfin, souvenez-vous que le geste ne dispense pas de rendre compte : vous informez l'enseignant et vous appliquez le protocole de l'école.
3. Concernant les exercices d'évacuation incendie dans une école, quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?
- A. La réglementation prévoit d'en réaliser au minimum deux par année scolaire
- B. Le premier exercice doit se dérouler durant le mois qui suit la rentrée
- C. Les conditions de leur déroulement et le temps d'évacuation sont consignés sur le registre de sécurité
- D. Ces exercices concernent les élèves, mais pas les personnels
- E. Un exercice d'évacuation ne peut jamais être organisé pendant le temps de sieste
Réponses : A, B, C. L'exercice d'évacuation incendie répond à des règles précises, distinctes de celles du plan particulier de mise en sûreté. L'article R 33 du règlement de sécurité contre l'incendie applicable aux établissements d'enseignement dispose que « des exercices pratiques d'évacuation doivent avoir lieu au cours de l'année scolaire ou universitaire » et que « le premier exercice doit se dérouler durant le mois qui suit la rentrée ». La fiche de l'Observatoire national de la sécurité et de l'accessibilité des établissements d'enseignement précise que « la règlementation prévoit de réaliser au minimum deux exercices d'évacuation par an ». Le même article impose que « les conditions de leur déroulement et le temps d'évacuation doivent être consignés sur le registre de sécurité ». Il énonce également leur objectif : « entraîner les élèves et le personnel sur la conduite à tenir en cas d'incendie » — l'ATSEM, personnel présent dans l'école, est donc concernée par l'exercice. Enfin, loin d'être interdit, l'exercice pendant la sieste est expressément recommandé par cette même fiche, à la rubrique « Choix du moment » : « Prévoir un exercice pendant la sieste et au moment de l'accueil et de la sortie en maternelle. »
4. Une sortie scolaire est organisée avec des élèves de niveau maternelle. Concernant l'encadrement, quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?
- A. Trois adultes sont exigés, quel que soit le nombre d'élèves
- B. Deux adultes au moins, dont l'enseignant de la classe, jusqu'à 16 élèves ; au-delà d'un groupe de 16 élèves, un adulte supplémentaire pour 8 élèves
- C. Un adulte pour dix élèves, sans minimum imposé
- D. Pour déterminer le taux d'encadrement applicable, l'ensemble des élèves qui participent à la sortie est considéré comme constituant une seule classe
- E. En maternelle, l'enseignant peut se rendre seul avec sa classe sur un lieu proche de l'école, dès lors que la sortie ne dépasse pas la demi-journée
Réponses : B, D. Deux règles se combinent, et la seconde est celle qui piège le plus. D'abord le taux : à l'école maternelle, et quel que soit le type de sortie, il faut « deux adultes dont l'enseignant de la classe » jusqu'à 16 élèves, puis « un adulte supplémentaire pour 8 élèves » au-delà de ce groupe de 16. Ensuite l'assiette de calcul : « Afin de déterminer le taux d'encadrement applicable, l'ensemble des élèves qui participent à une sortie scolaire est considéré comme constituant une seule classe. » Autrement dit, deux demi-classes réunies ne se calculent pas séparément : on additionne les élèves, puis on applique le barème une seule fois. La proposition sur la sortie de proximité est fausse par un seul mot : « seul ». Le guide réserve cette faculté à l'école élémentaire ; en maternelle, l'enseignant doit être « accompagné a minima d'un adulte » pour une sortie de proximité n'excédant pas la demi-journée de classe. Les deux autres propositions ne correspondent à aucun texte : il n'existe ni plancher de trois adultes — le guide pose « deux adultes minimum, dont au moins un enseignant » —, ni taux de un pour dix sans minimum.
5. Au moment du service à la cantine, un enfant renverse sur son avant-bras un plat qui sort du four. Selon le référentiel national « Premiers Secours Citoyen » (PSC), quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?
- A. Refroidir immédiatement la zone brûlée à l'eau courante tempérée et à faible pression, pendant au moins 10 minutes
- B. Retirer en parallèle les vêtements et bijoux situés sur ou près de la peau brûlée, s'ils n'y adhèrent pas
- C. Percer les cloques pour éviter qu'elles ne s'infectent
- D. Appliquer un corps gras (beurre, huile) sur la brûlure avant de la refroidir
- E. Une ou plusieurs cloques dont la surface totale dépasse celle de la moitié de la paume de la main de l'enfant font qualifier la brûlure de grave
- F. Chez un enfant, même une brûlure simple justifie de demander un avis médical
Réponses : A, B, E, F. Devant une brûlure, le premier geste est le refroidissement, et il ne souffre aucun délai : « refroidir immédiatement la surface brûlée avec de l'eau courante tempérée et à faible pression pendant au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes. Débuter l'arrosage après 30 minutes n'a pas d'intérêt. » Le référentiel demande, « en parallèle, et s'ils n'adhèrent pas à la peau, [de] retirer les vêtements et les bijoux sur ou près de la peau brûlée ». La gravité s'apprécie ensuite. Elle est retenue en présence d'une ou plusieurs cloques dont la surface totale est supérieure à celle de la moitié de la paume de la main de la victime, d'une destruction plus profonde, d'une localisation sur le visage ou le cou, les mains, les articulations ou au voisinage des orifices naturels, d'une rougeur étendue de la peau chez l'enfant, ou d'une origine chimique, électrique ou radiologique. L'avant-bras ne figure pas parmi ces localisations : la gravité s'apprécie donc ici sur les autres critères. Et même si la brûlure reste simple, le référentiel demande de « demander un avis médical ou d'un autre professionnel de santé […] s'il s'agit d'un enfant ou d'un nourrisson ». Deux gestes sont proscrits : percer les cloques — « ne jamais percer les cloques » — et appliquer un corps gras au lieu de refroidir, alors que la conduite prescrite est l'eau courante et qu'« aucun produit ne doit être appliqué sur une brûlure grave sans avis médical ». La brûlure simple se protège « par un pansement stérile ou un film plastique non adhésif ».