Aller au contenu

Site indépendant de préparation au concours ATSEM — sans lien avec les centres de gestion ni les collectivités.

← Tout l'entraînement

Entretien des locaux & sécurité au travail — entraînement

QCM de mise en situation sur l'entretien des locaux et la sécurité au travail de l'ATSEM : protocoles de nettoyage et de désinfection, matériel et code couleur par zone, sécurité liée aux produits d'entretien (dilution, mélanges interdits, pictogrammes de danger, stockage), gestes et postures et prévention des troubles musculo-squelettiques. Questions originales ; chaque correction explique la bonne pratique, sourcée sur l'INRS et le règlement d'étiquetage CLP pour les faits normatifs.

Aperçu gratuit : 5 questions corrigées sur les 27 de cette banque.

Question 1/5Score : 0

Dans un protocole d'entretien, quel est le bon enchaînement pour une surface souillée d'une salle de classe ?

Une ou plusieurs bonnes réponses.

Sélectionnez la ou les réponses.

Version texte de l'aperçu (réponses incluses)
  1. 1. Dans un protocole d'entretien, quel est le bon enchaînement pour une surface souillée d'une salle de classe ?

    • A. Nettoyer d'abord (retirer les salissures), puis désinfecter
    • B. Désinfecter d'abord, puis nettoyer
    • C. Désinfecter seulement, le nettoyage est inutile
    • D. Nettoyer et désinfecter n'ont pas d'ordre, c'est équivalent

    Réponse : A. On nettoie avant de désinfecter. Les salissures (poussières, matières organiques) protègent les micro-organismes et neutralisent en partie l'action du désinfectant : tant qu'elles sont présentes, la désinfection est peu efficace. Le nettoyage retire les souillures visibles et invisibles, puis la désinfection réduit les micro-organismes sur une surface déjà propre.

  2. 2. Vous devez dépoussiérer une salle de classe de maternelle avant l'arrivée des enfants. Quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?

    • A. Le balayage à sec, l'époussetage et le soufflage sont à proscrire : ils mettent en suspension dans l'air des poussières inhalables
    • B. Pour les petites surfaces traitées à la main, on préfère une lingette humide ou une lingette en microfibre
    • C. Le dépoussiérage suppose obligatoirement l'emploi d'un produit désinfectant
    • D. Un aspirateur convient à condition d'être muni d'un filtre HEPA retenant les poussières résiduelles
    • E. Il est recommandé de pulvériser largement le produit sur les surfaces plutôt que d'en imbiber une lingette

    Réponses : A, B, D. Le dépoussiérage est une opération mécanique, sans produit chimique. La règle professionnelle est de ne jamais remettre la poussière en l'air : l'INRS écrit que « le balayage, l'époussetage et le soufflage sont des techniques à proscrire parce qu'elles mettent en suspension dans l'air des poussières inhalables ». Concrètement, on utilise une lingette humide ou en microfibre pour les petites surfaces à la main, et un balai-raclette, un balai humide ou un aspirateur pour les surfaces plus importantes — l'aspirateur devant être muni d'un filtre HEPA (filtre à haute efficacité) qui retient les particules et évite de les rejeter dans la pièce. Deux erreurs fréquentes : croire qu'il faut un désinfectant pour dépoussiérer (le dépoussiérage se fait « au moyen de procédés mécaniques, sans produit chimique »), et pulvériser le produit en brouillard, ce qui le fait respirer et retomber sur la peau et les yeux — « plutôt que de pulvériser le produit, il est recommandé d'imbiber une lingette de nettoyage avec le produit liquide ». Dans une salle de classe de maternelle, qui accueillera de jeunes enfants toute la journée, cette vigilance compte doublement.

  3. 3. Sur l'étiquette d'un déboucheur, un pictogramme montre une main et une surface rongées par des gouttes. Que signale-t-il ?

    • A. Que le produit est inflammable
    • B. Que le produit est corrosif : il ronge la peau, les yeux et les métaux
    • C. Que le produit est biodégradable
    • D. Que le produit est réservé à un usage alimentaire

    Réponse : B. C'est le pictogramme « corrosif » (SGH05) du règlement CLP : il signale un produit qui ronge la peau, les yeux et les métaux (déboucheurs à base de soude ou d'acide, détartrants forts). Il impose des gants, une protection des yeux et une manipulation prudente.

  4. 4. Votre commune, comme tout employeur, doit tenir un « document unique d'évaluation des risques professionnels ». Quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?

    • A. Il transcrit les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des agents, avec un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail
    • B. C'est un autre nom du plan particulier de mise en sûreté (PPMS) de l'école
    • C. Il est tenu à la disposition des agents, et un avis affiché à une place accessible indique les modalités d'accès
    • D. Il est rédigé par chaque agent pour son propre poste de travail

    Réponses : A, C. Le document unique d'évaluation des risques professionnels est l'outil de base de la prévention chez l'employeur. L'article R4121-1 du code du travail impose à l'employeur de « transcrire et mettre à jour dans un document unique les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs », avec un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail. L'article R4121-4 ajoute qu'il est tenu à la disposition des travailleurs et qu'« un avis indiquant les modalités d'accès des travailleurs au document unique est affiché à une place convenable et aisément accessible ». Ces règles s'appliquent bien à votre commune : le décret n° 85-603 du 10 juin 1985 renvoie, pour la santé et la sécurité des agents territoriaux, aux livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail. Deux confusions à éviter : ce document ne se rédige pas agent par agent, c'est l'employeur — l'autorité territoriale — qui l'établit ; et il n'a rien à voir avec le plan particulier de mise en sûreté, qui organise la mise en sûreté des élèves face à un risque majeur ou à une intrusion. Ce que l'on attend d'un agent, c'est de savoir qu'il existe, de pouvoir le consulter et de signaler les risques qu'il constate.

  5. 5. Quelle affirmation distingue correctement nettoyage et désinfection ?

    • A. Les deux détruisent les micro-organismes de la même façon
    • B. Le nettoyage élimine les salissures ; la désinfection réduit ou élimine les micro-organismes
    • C. La désinfection retire la poussière ; le nettoyage tue les microbes
    • D. Le nettoyage et la désinfection désignent la même opération

    Réponse : B. Ce sont deux opérations complémentaires mais distinctes. Le nettoyage élimine les salissures (visibles ou invisibles) ; la désinfection vise à réduire ou éliminer les micro-organismes. Elles ne répondent pas au même objectif et ne se remplacent pas l'une l'autre.