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Développement & connaissance de l'enfant (0-6 ans)

QCM sur le développement psychomoteur, langagier, affectif et social de l'enfant de 0 à 6 ans : repères d'âge, besoins fondamentaux et autonomie dans le cadre collectif de l'école maternelle. Chaque correction précise le repère et sa source.

Aperçu gratuit : 5 questions corrigées sur les 26 de cette banque.

Question 1/5Score : 0

À la sortie de l'école, la mère d'un élève de moyenne section vous parle de son plus jeune enfant, âgé de 13 mois : il se déplace en prenant appui sur les meubles et fait quelques pas quand on lui tient la main, mais il ne marche pas encore seul, et elle s'en inquiète. Au regard du tableau de variabilité des acquisitions motrices repris par la Haute Autorité de santé (données de l'Organisation mondiale de la santé, 2006), quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?

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  1. 1. À la sortie de l'école, la mère d'un élève de moyenne section vous parle de son plus jeune enfant, âgé de 13 mois : il se déplace en prenant appui sur les meubles et fait quelques pas quand on lui tient la main, mais il ne marche pas encore seul, et elle s'en inquiète. Au regard du tableau de variabilité des acquisitions motrices repris par la Haute Autorité de santé (données de l'Organisation mondiale de la santé, 2006), quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?

    • A. À 12 mois, la moitié des enfants marchent seuls.
    • B. À 15,3 mois, 95 % des enfants marchent seuls.
    • C. À 13 mois, ne pas encore marcher seul reste compatible avec les repères de ce tableau.
    • D. Un enfant qui ne marche pas seul à 11 mois est nécessairement en retard.
    • E. L'âge d'acquisition de la marche est le même pour tous les enfants ; seul l'ordre des étapes varie.

    Réponses : A, B, C. Le tableau 5 de l'argumentaire HAS « Troubles du neurodéveloppement — repérage et orientation des enfants à risque » (mars 2020) reprend les données de l'Organisation mondiale de la santé (2006) pour l'acquisition « marche seul » : 10,0 mois au 10e percentile, 11 mois au 25e, 12 mois au 50e et 15,3 mois au 95e. Les propositions A et B en sont la lecture directe. La proposition C en découle : puisque 5 % des enfants n'acquièrent la marche autonome qu'après 15,3 mois, un enfant de 13 mois qui se déplace en prenant appui reste dans la variabilité décrite par ce tableau. La proposition D est fausse : 11 mois correspond au 25e percentile, c'est-à-dire au quart des enfants les plus précoces ; à cet âge, les trois quarts des enfants ne marchent pas encore seuls. La proposition E inverse ce que dit la HAS : « Le développement neuromoteur se déroule dans un ordre très précis mais avec une grande variabilité individuelle dans la première année de vie » — c'est l'ordre des étapes qui est stable, pas l'âge auquel elles sont franchies. Connaître ce repère vous évite de relayer une inquiétude infondée ; il ne vous appartient pour autant ni de poser un diagnostic, ni d'annoncer un retard.

  2. 2. Après ses premiers mots isolés, l'enfant commence à associer deux mots pour former une phrase élémentaire (« encore lait », « papa parti »). Cette combinaison de deux mots apparaît le plus souvent :

    • A. Entre 18 et 24 mois
    • B. Vers 9 mois
    • C. Vers 4 ans
    • D. Vers 5 ans et demi

    Réponse : A. L'association de deux mots (langage dit « télégraphique ») apparaît le plus souvent entre 18 et 24 mois, après l'étape des mots isolés. À 9 mois (option B), l'enfant babille encore. À 4 ans (option C), il construit des phrases complètes ; à 5 ans et demi (option D), son langage est déjà élaboré : ces âges sont trop tardifs pour l'apparition des premières combinaisons.

  3. 3. Vous participez avec l'équipe à l'organisation de la sieste en petite section. Au regard de la synthèse du Conseil scientifique de l'éducation nationale « Mieux dormir pour mieux apprendre » (mars 2022), quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?

    • A. La sieste ne peut pas être imposée à un enfant qui n'en aurait pas besoin.
    • B. Elle ne peut pas être supprimée de manière collective en cours d'année.
    • C. Le moment propice se situe en tout début d'après-midi, le plus tôt possible après le déjeuner.
    • D. Le dortoir doit être plongé dans l'obscurité totale.
    • E. La sieste est obligatoire pour tous les élèves de petite section.
    • F. Proposer une sieste à un enfant qui n'en a plus besoin est fréquemment associé à des perturbations de son sommeil nocturne.

    Réponses : A, B, C, F. La règle d'or est la souplesse individuelle. Le CSEN écrit que « même si la sieste n'est pas obligatoire, l'organisation de la sieste doit pouvoir se faire avec toute la souplesse nécessaire à la prise en compte des besoins de chaque enfant, qui évoluent entre 2 et 6 ans. Ainsi, celle-ci ne peut pas être imposée à un enfant qui n'en aurait pas besoin, et inversement elle ne peut pas être supprimée de manière collective en cours d'année » — ce qui fonde les propositions A et B et rend la proposition E fausse. La proposition F est elle aussi reprise du CSEN, qui observe que « proposer une sieste à un enfant qui n'en a plus besoin est fréquemment associé à des perturbations du sommeil nocturne, alors qu'une sieste chez ceux qui en ont encore besoin n'impacte pas le sommeil de nuit » : le sommeil répond à un besoin, et c'est ce besoin qu'il faut observer. Pour le moment de la sieste, le CSEN indique qu'il « se situe en tout début d'après-midi, le plus tôt possible après le déjeuner » (proposition C) ; en maternelle, la sieste doit permettre un cycle complet, soit environ 1 h 30 hors temps d'endormissement. La proposition D est fausse : le CSEN précise que « alors que le silence est important dans le dortoir, l'obscurité n'est pas nécessaire », la lumière naturelle aidant l'enfant à différencier le sommeil de nuit de celui de la sieste et à installer son rythme circadien. Entre 3 et 6 ans, le volume de sommeil reste de 10 à 13 heures par 24 heures, nuit et sieste comprises.

  4. 4. Vers 8 mois, un bébé habituellement souriant se met à pleurer et à se détourner face à une personne qu'il ne connaît pas. Comment nomme-t-on ce phénomène du développement affectif ?

    • A. Un trouble du comportement à signaler
    • B. L'angoisse du huitième mois (ou de séparation)
    • C. Un caprice à ne pas encourager
    • D. Un signe précoce de latéralité

    Réponse : B. Ce comportement est l'angoisse du huitième mois, décrite par René Spitz : elle apparaît dans la seconde moitié de la première année et traduit le fait que l'enfant distingue désormais les visages familiers des inconnus. C'est une étape normale du développement affectif, non un trouble (option A) ni un caprice (option C), et elle n'a aucun rapport avec la latéralité (option D), qui concerne la dominance motrice.

  5. 5. Un enfant de 3 ans fait « comme si » une boîte en carton était une voiture et donne à manger à sa poupée. De quel type de jeu s'agit-il ?

    • A. Le jeu sensori-moteur
    • B. Le jeu de construction
    • C. Le jeu symbolique (jeu du « faire semblant »)
    • D. Le jeu à règles

    Réponse : C. Faire « comme si » et attribuer à un objet une fonction imaginaire caractérise le jeu symbolique, qui se développe à partir de 2 ans environ. Le jeu sensori-moteur (option A) domine avant 2 ans et repose sur la manipulation et l'exploration ; le jeu de construction (option B) consiste à assembler ; le jeu à règles (option D) suppose des consignes partagées et apparaît plus tard.