Animation & temps périscolaire — situations d'ATSEM
Choix et animation d'activités éducatives et de loisirs adaptées à l'âge, surveillance et accompagnement des temps périscolaires (cantine, garderie, cour), distinction du rôle sur le temps scolaire (assiste l'enseignant) et périscolaire (peut animer sous responsabilité de la collectivité), notions d'accueil collectif de mineurs et gestion d'un groupe d'enfants. Situations concrètes du bloc « choix et animation d'activités » de la note de cadrage du concours externe. QCM d'entraînement, correction expliquée et sourcée.
Aperçu gratuit : 5 questions corrigées sur les 23 de cette banque.
Vous assistez l'enseignante d'une classe de moyenne section pendant une activité de peinture qu'elle a conçue et qu'elle conduit. Parmi les propositions suivantes, laquelle (lesquelles) relève(nt) de votre rôle d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) ?
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1. Vous assistez l'enseignante d'une classe de moyenne section pendant une activité de peinture qu'elle a conçue et qu'elle conduit. Parmi les propositions suivantes, laquelle (lesquelles) relève(nt) de votre rôle d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) ?
- A. Assister l'enseignante : préparer le matériel, aider les enfants et veiller à leur hygiène, sans assumer la responsabilité pédagogique de l'activité
- B. Participer à la mise en œuvre de l'activité pédagogique prévue par l'enseignante et sous la responsabilité de cette dernière
- C. Conduire l'activité à la place de l'enseignante lorsque le groupe est nombreux
- D. Décider du contenu pédagogique et des objectifs d'apprentissage de la séance
- E. Vous retirer de la classe, l'encadrement des élèves relevant uniquement de l'enseignante
Réponses : A, B. L'article 2 du décret n° 92-850 du 28 août 1992, dans sa rédaction en vigueur, distingue deux registres qu'il faut savoir tenir ensemble. Premier alinéa : les ATSEM « sont chargés de l'assistance au personnel enseignant pour l'accueil et l'hygiène des enfants des classes maternelles ou enfantines ainsi que de la préparation et la mise en état de propreté des locaux et du matériel servant directement à ces enfants » — c'est la proposition A. Deuxième alinéa : ils « peuvent participer à la mise en œuvre des activités pédagogiques prévues par les enseignants et sous la responsabilité de ces derniers » — c'est la proposition B, et c'est ce que teste la question n° 2 de la note de cadrage nationale, dont l'une des deux réponses attendues (A et E) est « Mener un atelier avec un groupe d'enfants en répétant les consignes données par l'enseignant.e ». A et B sont donc vraies et complémentaires : l'une décrit l'assistance matérielle et l'hygiène, l'autre la participation pédagogique. C est fausse : participer sous la responsabilité de l'enseignante n'est pas la remplacer, et l'effectif du groupe ne transfère aucune responsabilité. D est fausse : le texte dit que les activités sont « prévues par les enseignants » — le contenu et les objectifs d'apprentissage ne vous appartiennent pas. E est fausse : votre place est dans la classe, aux côtés de l'enseignante, et l'assistance au personnel enseignant est une mission statutaire. Attention au vocabulaire du premier alinéa : il parle d'« accueil », et le mot « animation » n'apparaît qu'au dernier alinéa, pour le temps périscolaire.
2. Vous accueillez un enfant de petite section qui pleure au moment de la séparation avec son parent, le matin à la garderie. Quelle posture privilégier ?
- A. Lui demander de cesser de pleurer et l'installer seul pour qu'il se calme
- B. Vous mettre à sa hauteur, l'accueillir avec des mots rassurants et l'orienter vers une activité, en restant disponible
- C. Attendre sans intervenir que le parent parvienne à le convaincre de rester
- D. Le confier immédiatement à un autre enfant plus âgé pour le distraire
Réponse : B. Une posture bienveillante consiste à vous mettre à hauteur de l'enfant, à accueillir son émotion sans la nier et à sécuriser la transition en l'orientant doucement vers une activité, tout en restant disponible. Exiger l'arrêt des pleurs, le laisser seul ou déléguer la situation à un autre enfant ne répond pas au besoin de sécurité affective au moment de la séparation.
3. Vous préparez un atelier pour un groupe d'enfants de 3 ans. Quelle activité est la mieux adaptée à cet âge ?
- A. Un découpage précis de formes complexes aux ciseaux, sans surveillance rapprochée
- B. Un texte à recopier en écriture cursive attachée
- C. Une compétition chronométrée avec un classement des enfants
- D. Un jeu de manipulation et de motricité (transvaser, empiler, encastrer) avec un matériel adapté à leurs gestes
Réponse : D. À 3 ans, la motricité fine est encore en construction : les activités de manipulation (transvaser, empiler, encastrer) sont adaptées et valorisantes. Le découpage complexe sans surveillance, l'écriture cursive attachée ou une compétition classante sont hors de portée ou inappropriés à cet âge. Adapter l'activité à l'âge et aux capacités est au cœur du choix d'activités.
4. Vous surveillez seul un groupe d'enfants dans la cour pendant la récréation périscolaire. Comment vous positionner ?
- A. Vous placer de façon à garder l'ensemble du groupe dans votre champ de vision, en vous déplaçant vers les zones moins visibles
- B. Vous asseoir dos au groupe pour surveiller uniquement l'entrée de la cour
- C. Rester immobile à un angle, en supposant que les enfants viendront vous voir en cas de besoin
- D. Vous concentrer sur un seul jeu avec quelques enfants, les autres se surveillant entre eux
Réponse : A. La surveillance d'un groupe suppose une vision d'ensemble : positionnez-vous de manière à embrasser tout l'espace du regard et déplacez-vous vers les zones moins visibles (recoins, préau, points d'eau). Se placer dos au groupe, rester figé à un angle ou se focaliser sur quelques enfants laisse des zones et des enfants hors de votre vigilance.
5. À la cantine, un enfant refuse de goûter le plat servi. Quelle attitude est la plus appropriée ?
- A. Le contraindre à finir son assiette avant de quitter la table
- B. Le priver de dessert tant qu'il n'a pas terminé le plat principal
- C. L'encourager à goûter sans le forcer, dans un climat de repas serein, et veiller à ce qu'il mange suffisamment
- D. Ignorer la situation, l'alimentation ne relevant pas de l'accompagnement à la cantine
Réponse : C. L'accompagnement au repas vise l'autonomie et un climat serein : vous encouragez l'enfant à goûter sans le forcer ni utiliser le dessert comme récompense ou punition, tout en veillant à ce qu'il mange suffisamment et en signalant un refus alimentaire persistant. La contrainte et la privation nuisent au repas et au lien de confiance ; l'indifférence n'est pas non plus un accompagnement.